Lectures du jour

  • mardi 23 mai 2017 : Lettre de saint Jacques 1,22-27.
    Mes bien-aimés, mettez en pratique la parole du Seigneur, et ne vous contentez pas de l'écouter, vous abusant vous-mêmes. Car, si quelqu'un écoute la parole et ne l'observe pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu'il tient de la nature : à peine s'est-il considéré, qu'il s'en est allé, oubliant aussitôt quel il était. Celui, au contraire, qui fixe son regard sur la loi parfaite, la loi de liberté, et qui s'y tient attaché, n'écoutant pas pour oublier aussitôt, mais pratiquant ce qu'il a entendu, celui-là trouvera son bonheur en l'accomplissant. Si quelqu'un s'imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue, il s'abuse lui-même et sa religion est vaine. La religion pure et sans tache devant notre Dieu et Père, n'est pas autre qu'avoir soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et se préserver pur des souillures de ce monde.
  • mardi 23 mai 2017 : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,23-30.
    En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous. Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti du Père. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde et je vais au Père." Ses disciples lui dirent : "Voilà que vous parlez ouvertement et sans vous servir d'aucune figure. Maintenant nous voyons que vous savez toutes choses, et que vous n'avez pas besoin que personne vous interroge ; c'est pourquoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu."

Commentaire liturgique

« Seigneur, depuis les jours de ma jeunesse, mon esprit a cherché un je ne sais quoi, avec une soif impatiente. Qu'était-ce donc, Seigneur ? Je ne l'ai pas encore parfaitement saisi. Voici bien des années que je le désire ardemment et je n'ai pas encore pu le saisir... Et pourtant c'est bien cela qui attire mon cœur et mon âme, et sans quoi je ne peux pas m'établir en une paix véritable. Seigneur, je voulais chercher mon bonheur dans les créatures de ce monde, comme je voyais tant de gens faire autour de moi. Mais plus je cherchais, moins je trouvais ; plus je m'approchais, plus je m'éloignais. Car toute chose me disait : « Je ne suis pas ce que tu cherches ». Est-ce donc toi, Seigneur, que j'ai si longtemps cherché ? Est-ce donc vers toi que l'attrait de mon cœur toujours et sans cesse luttait ? Pourquoi alors ne t'es-tu pas montré à moi ? Comment as-tu pu si longtemps différer cette rencontre ? En combien de chemins harassants ne me suis-je pas embourbé ? Car il est vraiment heureux l'homme que tu préviens avec tant d'amour ; tu ne le laisses pas en repos jusqu'à ce qu'il cherche son repos en toi seul.

    peripsum.org

Avant-propos

Le christianisme est-il une religion passéiste, crispée frileusement sur des formes révolues ?

Les chrétiens sont-ils des archéologues ? Inutile de répondre.

Les chrétiens auront toujours l'esprit tourné vers le futur.

Mais nous savons aussi qu'une force lancée en avant doit prendre appui sur un socle antérieur solide.


Dom Gérard Calvet
Abbé de l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux

Forme extraordinaire du rite romain

Autel

Dans l'Eglise, la forme extraordinaire du rite romain désigne la forme liturgique employée jusqu'à la réforme liturgique de 1969.

La dernière édition du Missale Romanum selon la forme extraordinaire a été effectuée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Le Motu Proprio "Summorum Pontificum"

Le document  Summorum Pontificum  est une lettre apostolique sous forme de motu proprio, publiée le 7 juillet 2007 par le pape Benoît XVI, dont l'objet est de redéfinir le cadre juridique de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain.


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Instruction sur l'application du Motu Proprio "Summorum Pontificum"

_____________________

COMMISSION PONTIFICALE ECCLESIA DEI

INSTRUCTION
sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum
donnée motu proprio par SA SAINTETÉ LE PAPE BENOÎT XVI

 

I.
Introduction

1. La Lettre apostolique Summorum Pontificum, donnée motu proprio par le Souverain Pontife Benoît XVI le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l’Église universelle.

Biographie

Biographie de Saint François de Sales

Évêque d’un diocèse savoyard, la sainteté de François de Sales fit de lui un modèle de l’épiscopat, et la vénération générale l’entoura. Les nécessités de l’apostolat et de la direction le déterminèrent non seulement à fonder l’ordre de la Visitation, mais surtout à devenir l’un des premiers grands auteurs spirituels de langue française. De plus, il manifeste des dons littéraires remarquables. À tous ces titres, Saint François de Sales demeure l’une des hautes figures du catholicisme européen de la période moderne.

Lettres

A une religieuse, 6 janvier 1619, Tome XVIII, page 334

« Et croyez-moi bien aussi, ma chère Fille, que ce m'est une fort particulière consolation de recevoir de vos lettres et de vous envoyer des miennes. Vous êtes bien auprès de cette crèche sacrée en laquelle le Sauveur de nos âmes nous enseigne tant de vertus par son silence. Mais, qu'est ce qu'il ne nous dit pas en se taisant ? Son petit cœur, pantelant d'amour pour nous, devrait bien enflammer le nôtre. Mais voyez combien amoureusement il a écrit votre nom dans le fond de son divin cœur, qui palpite là sur la paille pour la passion affectueuse qu’il a de votre avancement, et ne jette pas un seul soupir devant son Père auquel vous n'ayez part, ni un seul trait d’esprit que pour vôtre bonheur. L'aimant attire le fer, l'ambre attire la paille et le foin : ou que nous soyons fer par dureté, ou que nous soyons paille par imbécillité, nous nous devons joindre à ce souverain petit Poupon, qui est un vrai tire-cœur.
« Oui, ma Fille, ne retournons point en la région de laquelle nous sommes sortis (Matt, II,12) ; laissons pour jamais l'Arabie et la Chaldée, et demeurons aux pieds de ce Sauveur. Disons avec la céleste Épouse (Cant, III, 4) : J'ai trouvé Celui que mon cœur aime, je le tiens, et ne l'abandonnerai. »

A Madame de Chantal, 28 décembre 1605, Tome XIII

« Mon Dieu, ma Fille, que je vous souhaite en Bethléem maintenant, auprès de votre sainte Abbesse. Hé, qu'il lui sied bien de faire l'accouchée et de manier ce petit Enfançon ; mais surtout j'aime sa charité, qui le laisse voir, manier et baiser à qui veut. Demandez‑le lui, elle vous le donnera ; et l'ayant, dérobez lui secrètement une de ces petites gouttelettes qui sont dessus ses yeux. Ce n'est pas encore la pluie, ce ne sont que les premières rosées de ses larmes. C’est merveille combien cette liqueur est admirable pour toute sorte de mal de cœur…. »

Ce que j'aime

Ce que j’aime

Saint François de Sales

Ce que j’aime, disait un jour Saint François de Sales
En son langage gracieux,
Plus que tous les trésors que ce bas monde étale,
Plus que tous les trésors des cieux :

Oui, ce que j’aime plus que la fleur qui se mire
Au bord des transparentes eaux,
Plus que la brise qui soupire,
Plus que le vol sublime et les chants des oiseaux,

Plus que le flot suivi par le flot qui l’efface
Et dont le murmure m’endort,
Plus que les étoiles, lueurs d’or
Écloses dans les champs merveilleux de l’espace,

Plus que l’éclair jetant dans le cœur du méchant
D’heureuses et vives alarmes,
Plus que les yeux bleus d’un enfant
Souriant à travers ses larmes,

Saint François de Sales sur l'Immaculée Conception

Quelques textes de Saint François de Sales
sur l’Immaculée Conception

Traité de l’Amour de Dieu.

Livre II, c. 6 : De quelques faveurs spéciales exercées en la Rédemption des hommes par la divine Providence.

« Dieu, certes, montre admirablement la richesse incompréhensible de son pouvoir, en cette si grande variété de choses que nous voyons en la nature, mais il fait encore plus magnifiquement paraître les trésors infinis de sa bonté, en la différence non pareille des biens que nous reconnaissons en la grâce. Car, Théotime, il ne s'est pas contenté, en l'excès sacré de sa miséricorde, d'envoyer à son peuple, c'est‑à‑dire au genre humain, une rédemption générale et universelle, par laquelle un chacun peut être sauvé; mais il l'a diversifiée en tant de manières, que sa libéralité reluisant en toute cette variété, cette variété réciproquement embellit aussi sa libéralité.

Ainsi il destina premièrement pour sa très sainte Mère une faveur digne de l'amour d'un Fils qui, étant tout sage, tout puissant et tout bon, se devait préparer une Mère à son gré : et partant, il voulut que sa rédemption lui fût appliquée par manière de remède préventif, afin que le péché, qui s'écoulait de génération en génération, ne parvînt point à elle. De sorte qu'elle fut rachetée si excellemment, qu'encore que par après le torrent de l'iniquité originelle vint rouler ses ondes infortunées sur la conception de cette sacrée Dame, avec autant d'impétuosité comme il eût fait sur celle des autres filles d'Adam, si est-ce qu'étant arrivé là, il ne passa point outre, mais s'arrêta court, comme fit anciennement le Jourdain du temps de Josué (Josué III, 16,17), et pour le même respect: car ce fleuve retint son cours en révérence du passage de l'Arche de l'alliance, et le péché originel retira ses eaux, révérant et redoutant la présence du vrai Tabernacle de l'éternelle alliance.

Saint François de Sales et l’esprit du monde

Saint François de Sales et l’esprit du monde :

« Quoi que nous fassions, le monde nous fera toujours la guerre »

Saint François de Sales en prière

Introduction à la Vie Dévote, 4ème partie

Chap. I : qu’il ne faut point s’amuser aux paroles des enfants du monde

« (..) Nous ne saurions être bien avec le monde, qu’en nous perdant avec lui. Il n’est pas possible que nous le contentions, car il est trop bizarre « Jean est venu, dit le Sauveur, ne mangeant ni buvant, et vous dites qu’il est endiablé ; le Fils de l’homme est venu en mangeant et buvant, et vous dites qu’il est Samaritain. » Il est vrai, Philothée; si nous nous relâchons par condescendance à rire, jouer, danser avec le monde, il s’en scandalisera; si nous ne le faisons pas, il nous accusera d’hypocrisie ou mélancolie ; si nous nous parons, il l’interprétera à quelque dessein ; si nous nous démettons, ce sera pour lui vileté de cœur; nos gaîtés seront par lui nommées dissolutions, et nos mortifications tristesses ; et nous regardant ainsi de mauvais œil, jamais nous ne pouvons lui être agréables. Il agrandit nos imperfections et publie que ce sont des péchés ; de nos péchés véniels, il en fait des mortels ; et nos péchés d’infirmité, il les convertit en péchés de malice. En lieu que, comme dit saint Paul, « la charité est bénigne », au contraire le monde est malin; au lieu que « la charité ne pense point de mal », au contraire le monde pense toujours mal ; et quand il ne peut accuser nos actions, il accuse nos intentions. Soit que les moutons aient des cornes ou qu’ils n’en aient point, qu’ils soient blancs ou qu’ils soient noirs, le loup ne laissera pas de les manger, s’il peut.

Quoi que nous fassions, le monde nous fera toujours la guerre : si nous sommes longuement devant le confesseur, il demandera que c’est que nous pouvons tant dire ; si nous y sommes peu, il dira que nous ne disons pas tout. Il épiera tous nos mouvements, et pour une seule petite parole de colère, il protestera que nous sommes insupportables ; le soin de nos affaires lui semblera avarice, et notre douceur, niaiserie ; et quant aux enfants du monde, leurs colères sont générosités, leurs avarices, ménages ; leurs privautés, entretiens honorables : les araignes gâtent toujours l’ouvrage des abeilles.

Laissons cet aveugle, Philothée : qu’il crie tant qu’il voudra, comme un chat-huant, pour inquiéter les oiseaux du jour. Soyons fermes en nos desseins, invariables en nos résolutions; la persévérance fera bien voir si c’est à certes et tout de bon que nous sommes sacrifiés à Dieu et rangés à la vie dévote. Les comètes et les planètes sont presque également lumineuses en apparence ; mais les comètes disparaissent en peu de temps, n’étant que de certains feux passagers, et les planètes ont une clarté perpétuelle : ainsi l’hypocrisie et la vraie vertu ont beaucoup de ressemblance en l’extérieur; mais on reconnaît aisément l’une d’avec l’autre, parce que l’hypocrisie n’a point de durée et se dissipe comme la fumée en montant, mais la vraie vertu est toujours ferme et constante. Ce ne nous est pas une petite commodité pour bien assurer le commencement de notre dévotion, que d’en recevoir de l’opprobre et de la calomnie ; car nous évitons par ce moyen le péril de la vanité et de l’orgueil, qui sont comme les sages-femmes d’Egypte, auxquelles le Pharaon infernal a ordonné de tuer les enfants mâles d’Israël, le jour même de leur naissance. Nous sommes crucifiés au monde et le monde nous doit être crucifié ; il nous tient pour fous : tenons-le pour insensé.

 

Biographie de Sainte Philippine Duchesne

Rose-Philippine Duchesne (1769-1852)
Religieuse, de la Société du Sacré Coeur

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ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE naquit à Grenoble (France) le 29 août 1769 dans une rue jouxtant la place Saint André, à l'ombre de la Collégiale de même nom. Baptisée en l'église St Louis elle reçoit comme en présage, les noms de l'apôtre Philippe et de Rose de Lima, première sainte du Nouveau Continent. Son éducation commence au couvent de la Visitation de Ste Marie d'En-Haut; attirée par la vie contemplative des religieuses, elle entre comme novice au monastère à 18 ans.

A l'époque de la Révolution française la communauté est dispersée; et Philippine retourne dans sa famille; elle se dévoue alors à soulager les prisonniers, les malades et les pauvres. Après le Concordat de 1801, elle tente avec quelques compagnes de faire revivre le monastère de la Visitation, mais en vain.

En 1804 Philippine apprend la fondation d'une nouvelle Congrégation: la Société du Sacré Coeur de Jésus et elle offre son monastère à la fondatrice, Madeleine-Sophie Barat; elle est prête à entrer dans la Congrégation. Peu après Mère Barat arrive à Ste Marie et accueille Philippine et ses compagnes comme novices dans la Société.

Après sa profession religieuse, en même temps que son désir de vie contemplative, un appel pour les missions, entendu dès l'adolescence, devient plus pressant. Dans une lettre à Mère Barat elle confie l'expérience spirituelle qu'elle vient de vivre au cours de la nuit d'adoration du Jeudi Saint devant l'Eucharistie; " Toute la nuit j'ai été dans le nouveau continent ... je portais partout mon trésor (le St Sacrement) ... J'avais bien à faire aussi avec tous mes sacrifices à offrir: une mère, des soeurs, des parents, une montagne ... Quand vous me direz "Voici que je vous envoie, je répondrai vite : je pars". Elle attendra encore 12 ans.

Une Française pionnière au Missouri !

En 1818 son rêve se réalise: elle part pour répondre à la demande de l'évêque de la Louisiane qui cherchait une congrégation éducatrice pour l'aider à annoncer l'Evangile aux Indiens et aux jeunes français de son diocèse.

Homélie de S.E.R. le Cardinal Burke

MESSE D'INTRONISATION DES RELIQUES DE SAINTE ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE
ÉGLISE COLLÉGIALE SAINT-ANDRÉ
GRENOBLE, FRANCE

13 NOVEMBRE 2011

 SERMON :

 Loué soit Jésus-Christ, maintenant et toujours !

Venant en pèlerinage à Grenoble, sur les lieux sacrés à la mémoire de sainte Rose Philippine Duchesne, nos yeux s’ouvrent au mystère de l'amour du Christ qui est à l’œuvre dans nos âmes tous les jours. Le Christ appela sainte Rose Philippine à se donner à lui totalement, dans chaque fibre de son être, afin qu'elle pût apporter sa lumière et son amour à ses frères et sœurs, surtout aux enfants qu’elle enseigna et aux pauvres qu'elle aida. De son glorieux Cœur transpercé, le Christ répandit les sept dons du Saint Esprit dans le cœur de sainte Rose Philippine, de sorte qu’elle pût être, en tant que son épouse par la profession religieuse, le signe et l'instrument de son amour pur et désintéressé.

En réfléchissant sur sa vie dans le Christ, nous en venons à comprendre les paroles de saint Paul dans sa Deuxième Épître aux Corinthiens. S'adressant aux membres de l'Église à Corinthe, qui était venus à la vie dans le Christ par le ministère sacré de saint Paul, ce dernier déclare : « J’éprouve à votre égard une divine jalousie. Je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une vierge pure ». La grâce du Saint Esprit qui est entrée dans la vie de sainte Rose Philippine et qui vient dans notre vie à travers le ministère apostolique, marie l'Église avec le Christ, son seul et unique Epoux. La jalousie de saint Paul pour les membres de l'Eglise est la jalousie du Christ qui ne veut qu’aucun de ceux qui sont devenus un avec Lui par la foi et le baptême s'éloigne de Lui et, par conséquent, perde le don du salut éternel en Lui.

Conférence de S.E.R. le Cardinal Burke sur Sainte Rose-Philippine Duchesne

Conférence sur Sainte Rose-Philippine Duchesne,
donnée par S.E.R. le Cardinal Burke,
en la Cathédrale de Grenoble le 12 novembre 2011

 

SAINTE ROSE PHILIPPINE DUCHESNE :

LA PREMIÈRE ET LA NOUVELLE ÉVANGELISATION

 

Introduction

C'est pour moi une source de très profonde joie de venir à Grenoble, où Sainte Rose Philippine Duchesne est née, a été baptisée et a grandi jusqu'à l'âge adulte au sein de l'Eglise, et où elle a entendu et répondu à l'appel de la vie religieuse. Je suis particulièrement heureux de pouvoir installer demain une relique de première classe de sainte Rose Philippine dans la Collégiale Saint-André, l'église de son quartier, dans laquelle elle a fréquemment assisté à la messe et prié devant le tabernacle.

 

Rosaire vivant pour le Pape

Un Rosaire vivant est célébré pour notre Pape François par les Paroissiens de la Collégiale Saint André
(ainsi qu'un autre Rosaire vivant pour notre évêque Monseigneur Guy de Kerimel).

Une feuille est affichée à l'entrée de la Collégiale, où chacun peut s'inscrire à cette dévotion.

Le Rosaire Vivant a été crée en France en 1826. Il a été fondé par Pauline Marie Jaricot.

Cette jeune Lyonnaise a vécu de 1799 à 1862. Née dans un milieu chrétien aisé, elle fait à 17 ans le vœu de pauvreté, et le voeu de se consacrer entièrement au service de Dieu tout en restant dans le monde. A 22 ans , elle lance l’oeuvre du Rosaire Vivant car elle sait que toute oeuvre chrétienne est fondée sur la prière. Elle organise alors des groupes de 15 personnes. Chaque personne s’engage à prier chaque jour une dizaine du Rosaire en méditant un Mystère.
Pauline conseille de composer chaque groupe par « du bon, du médiocre et quelques autres personnes qui n’ont que la bonne volonté ». Ainsi, sur les 15 morceaux de charbon réunis, « un seul est bien allumé, 3 ou 4 le sont à demi, et les autres pas. Rapprochez-les , c’est un brasier ! ».
En 1862, à la mort de Pauline, le Rosaire Vivant compte plus de 150 000 quinzaines (soit 2 250 000 inscrits). Avec beaucoup d’humilité, elle disait : « Je ne suis que la première allumette pour allumer le feu ».

À travers Le Rosaire Vivant on veut unir des cœurs par les mérites de Jésus et Marie pour obtenir la conversion des pécheurs, pour l’église, le maintien de la foi dans les pays chrétiens et l’extension de la foi dans le monde entier.

Dans la Lettre apostolique ‘Rosarium Virginis Mariae’ le Pape Jean Paul II écrit (le 16 octobre 2002) à l’épiscopat, au clergé et aux fidèles sur le rosaire : Le Rosaire, un trésor à redécouvrir. Chers frères et soeurs! Une prière aussi facile, et en même temps aussi riche, mérite vraiment d’être redécouverte par la communauté chrétienne. Je remets cette Lettre apostolique entre les mains sages de la Vierge Marie, m’inclinant spirituellement devant son image dans le splendide sanctuaire qui lui a été édifié par le bienheureux Bartolo Longo, apôtre du Rosaire. Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles il termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire: « Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l’enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel ».

 

Neuvaine pour le Pape

Un Pater, trois Ave, un Gloria suivis de cette prière :

Prions pour notre Saint-Père le Pape François.

Que le Seigneur le garde, qu'il lui donne la vie, le rende heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis.

V. Tu es Pierre.

R. Et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise.

Prions.

Dieu éternel et tout-puissant, ayez pitié de votre serviteur notre Pape Benoît XVI, et, dans votre bonté, guidez-le dans la voie du salut éternel, en sorte que, par le don de votre grâce, il recherche ce qui lui plaît et l'accomplisse de tout son pouvoir. Par le Christ Notre-Seigneur. Amen.

Mater Ecclesiae, ora pro nobis

Sancte Petre, ora pro nobis

Prières de l'Ange de Fatima

En arrivant près des trois enfants, l'Ange dit :
« Ne craignez pas !. Je suis l'Ange de la Paix. Priez pour moi ! »
Puis s'agenouillant à terre, il courba le front jusqu'au sol. Les enfants firent de même, et répétèrent les paroles qu'ils entendirent :

 

Mon Dieu,
je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime.
Je Vous demande pardon
pour ceux qui ne croient pas,
qui n'adorent pas,
qui n'espèrent pas,
et qui ne Vous aiment pas.

 

Prière à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ;
soyez notre protecteur contre les méchancetés et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous vous en supplions ;
et vous, prince de la milice céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes.

Amen.

Prière à Notre Dame de Toute l'Europe

Nous te saluons, Vierge Marie, Notre-Dame. Nous te supplions spécialement de prier pour notre continent. Nous te le demandons en union avec les fidèles de tous les sanctuaires d'Europe qui manifestent la puissance de ton intercession. Nous t'en prions en union avec tous ceux dont tu as présenté à Dieu la prière de siècle en siècle; avec tous ceux qui, par ton intercession ont été comblés de grâce; avec tous ceux qui ont été favorisés de tes conseils maternels. Tu vois tes enfants d'Europe, leurs efforts et leurs espoirs, leurs joies et leurs malheurs. Tu vois tes enfants encore divisés, tes enfants séduits par les mensonges du monde, et tentés de construire une Europe sans Dieu. Tu vois tes enfants blessés par le péché. Mère de Dieu, notre mère, tu ne saurais nous abandonner. Vierge Marie, mieux que nous tu sais ce qu'il nous faut demander au Père. Guide notre prière, prie avec nous.

 

Prière réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus

Père Eternel, je vous offre le Sacré-Cœur de Jésus avec tout son amour, toutes ses souffrances, tous ses mérites.

Pour expier tous les péchés que j’ai commis aujourd’hui et durant toute ma vie. Gloire au père, etc …

Pour purifier le bien que j’ai mal fait aujourd’hui et durant toute ma vie. Gloire au père, etc …

Pour suppléer le bien que j’ai négligé de faire aujourd’hui et durant toute ma vie. Gloire au père, etc …

NOTA – Une pauvre Clarisse défunte apparut, à son Abbesse qui priait pour elle et lui dit : « Je suis allée droit au Ciel ; car par les moyens de cette prière récitée chaque soir, je payais toutes mes dettes et j’ai été préservée du purgatoire.»

 

Neuvaine au Coeur Sacré de Jésus

Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières

I - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce ......
Pater, Ave, Gloria,
Coeur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

II - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l'accordera ! " voici qu'en votre Nom je demande la grâce ....
Pater, Ave, Gloria,
Coeur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

III - O Jésus, qui avez dit : " En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! " voici qu'en m'appuyant sur l'infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce ...
Pater, Ave, Gloria,
Coeur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

Prière O Coeur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l'intercession du Coeur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Coeur de Jésus, priez pour nous.


Salve Regina

 

Histoire de la Consécration de la France

LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR

À Louis XIV, Poincaré et Consorts…

 

À la suite de la mort survenue à Loublande, le 29 janvier 1972, de Claire FERCHAUD (Sœur Claire de Jésus Crucifié), la presse a reproduit le texte de la lettre qu’elle adressait le 7 mai 1917 à 14 généraux d’armée (Cf. “Défense du Foyer” n° 131, p. 85).

En 1917, la France, trahie de l’intérieur, était au bord de la défaite et de la révolution. Dans toutes les églises et chapelles, matin et soir, les catholiques priaient, récitaient le rosaire, imploraient le Sacré-Cœur. Par millions, au front comme à l’arrière, civils et militaires, femmes et enfants portaient sur la poitrine la cocarde tricolore avec l’insigne du Sacré-Cœur selon la demande faite par Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie le 17 juin 1689 et renouvelée en 1917 à sa jeune messagère Claire Ferchaud.

Celle-ci, le 1er janvier 1917 adressait au Président de la République, Raymond Poincaré, une lettre lui faisant part du message qui, sur l’ordre de Dieu, devait lui être transmis. Des détails intimes, connus seulement du Président accréditaient le caractère divin de l’avertissement.

Ce message peut se résumer en une double demande :

1) La conversion du Président de la République.

2) L’apposition du Sacré-Cœur sur le drapeau national.

Souvenez-vous de Séverac

Souvenez-vous, Vierge Marie,
O Mère pleine de bonté,
Qu’on n’a jamais entendu dire
Qu’en vain sur vous l’on ait compté.
Jamais aucune confiance
N’a demandé votre faveur
Sans recevoir votre assistance,
Sans éprouver votre douceur.
Le cœur contrit, ô Vierge Mère,
J’ose invoquer votre saint Nom !
Malgré mes fautes, ma misère,
J’aurai par vous grâce et pardon.

 

(Déodat de Séverac, d. 1921,
d’après saint Bernard, d. 1153)

Sainte Marie, Mère de Dieu

Sainte Marie, Mère de Dieu,

 Gardez-moi un cœur d’enfant,

pur et transparent comme une source.

Obtenez-moi un cœur simple,

qui ne savoure pas les tristesses,

un cœur fidèle et généreux

qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble,

aimant sans demander de retour,

un cœur grand et indomptable,

qu’aucune ingratitude ne ferme,

qu’aucune indifférence ne lasse,

un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,

blessé de son amour,

et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel.

Vierge Sainte

Vierge Sainte,

 Au milieu de vos jours glorieux,

n’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance,

qui luttent contre les difficultés

et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de la vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui ont été séparés,

Ayez pitié de l’isolement du cœur,

Ayez pitié de la faiblesse de notre foi,

Ayez pitié des objets de notre tendresse,

Ayez pitié de ceux qui pleurent

de ceux qui prient

de ceux qui tremblent.

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Amen

Ô Mère de Miséricorde de Marthe Robin

Ô Mère de Miséricorde,

Soyez le secours, le soutien de tous les pauvres affligés, la consolation de ceux qui pleurent, le remède des malades, je Vous en supplie, ô Marie.

Vous qui êtes la fille bien aimée de Dieu le Père, la Mère immaculée de Dieu le Fils, l’épouse de l’Esprit Saint, Vous que l’archange a saluée pleine de grâces, soyez notre avocate, demandez miséricorde pour les pécheurs.

Ô Marie, soyez l’étoile qui me guide, ma lumière dans les ténèbres, mon courage dans l’épreuve, mon refuge dans la douleur. Ô Marie pleine de Clémence, ô ma Mère, ne m’abandonnez jamais. Obtenez-moi de partager bientôt votre bonheur dans la félicité des Anges et des Saints.

Ô Vierge ! plus pure que le Ciel, protégez-moi, protégez ma famille chérie, protégez tous vos enfants, comblez-nous de vos faveurs, ornez-nous de vos vertus. Vous êtes notre avocate, demandez miséricorde pour vos pauvres pécheurs.

 

Marthe Robin

Neuvaine à l'Immaculée Conception

 

 

Une neuvaine est une prière offerte à une intention particulière, répétée neuf jours de suite. Prière en laquelle nous demandons l'intercession d'un Saint, de la Bienheureuse Vierge Marie, ou adressée directement à Dieu, qui répond aux appels du Christ Jésus : "Demandez, et l'on vous donnera... frappez, et l'on vous ouvrira..." (Mat. 7,7 - Luc 11,9) ; "Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez" (Mat. 21,22) ; "Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai" (Jean 14,13) ; "Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom" (Jean 16,23). Les témoignages abondent en toute l'histoire de l'Eglise, qui montrent que Dieu se laisse toucher par cette forme de prière.

 

Neuvaine à Notre-Dame de Guadalupe

Notre Dame de Guadalupe

« Patronne des enfants à naître »

 

Notre Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître, je vous supplie de bénir Virginie, cette future maman malade du cancer, que vous me confiez et que je prends en charge spirituellement pour épargner la vie de son enfant afin qu’elle l’accueille dans la joie et trouve la paix dans son cœur.

 

Donnez lui, O ma mère, le même amour que celui que vous aviez lorsque vous portiez Jésus dans votre sein.

 

Dire (chaque jour) :

Un Notre Père

Un Je vous salue Marie

Un Gloire au Père…

Dix « Jésus, Marie, Joseph, je vous aime, bénissez cette maman et sauvez son enfant à naître ».

L'Angélus

Français

V. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
R. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.


V. Voici la Servante du Seigneur
R. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie…


V. Et le Verbe s’est fait chair
R. Et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie…


V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.
Prions. Que votre grâce, Seigneur, se répande en nos âmes. Par le message de l’ange, vous nous avez fait connaître l’Incarnation de votre Fils bien-aimé. Conduisez-nous, par sa Passion et par sa Croix, jusqu’à la gloire de la Résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R. Amen.

Prière de St François de Sales

Ce que j’aime, disait un jour Saint François de Sales
En son langage gracieux,
Plus que tous les trésors que ce bas monde étale,
Plus que tous les trésors des cieux :

Oui, ce que j’aime plus que la fleur qui se mire
Au bord des transparentes eaux,
Plus que la brise qui soupire,
Plus que le vol sublime et les chants des oiseaux,

Plus que le flot suivi par le flot qui l’efface
Et dont le murmure m’endort,
Plus que les étoiles, lueurs d’or
Écloses dans les champs merveilleux de l’espace,

Plus que l’éclair jetant dans le cœur du méchant
D’heureuses et vives alarmes,
Plus que les yeux bleus d’un enfant
Souriant à travers ses larmes,

Plus que la lampe d’or dont la vague lueur
Rayonne au fond du sanctuaire,
Plus que les doux moments d’extase et de prière
Que l’on passe près du Seigneur,

Plus que le Paradis où mon âme s’envole
Le Paradis où Dieu m’attend,
Et plus que les secrets de sa Sainte Parole
Qu’en silence mon cœur entend,

Plus que son doux sourire et que sa grâce même
Rayonnante toujours, rayonnante en tout lieu,
Ce que j’aime, enfin, ce que j’aime :
C’est la Volonté du Bon Dieu.

 

Saint François de Sales 1567-1622

Prière de Saint François de Sales à Saint Joseph

Glorieux Saint Joseph, époux de Marie,

accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par Jésus-Christ.

O vous, dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et sait rendre possible, les choses les plus impossibles, prenez paternellement les intérêts de vos enfants. Nous recourons à vous avec confiance.

Faites que, sous votre paternelle conduite, toutes nos causes d’inquiétude tournent à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs.

Amen

Mon Père je m'abandonne à vous du Bienheureux Charles de Foucauld

Mon Père,
je m'abandonne à vous, faites de moi ce qu'Il vous plaira.
Quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que votre volonté se fasse en moi, en toutes vos créatures,
je ne désire rien d'autre mon Dieu.
Je remets mon âme entre vos mains,
je vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur,
parce que je vous aime,
et que c'est un besoin d'amour de me donner,
de me remettre entre vos mains sans mesure,
avec une infinie confiance, car vous êtes mon Père.

Charles de Foucauld

Prière à Jeanne

Sainte Jeanne,

Puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d'en faire un pour nous.

Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d'en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux.

 

Premièrement, sainte Jeanne, je vais vous demander de faire que tous les Français redeviennent amoureux de la France. Pas de l'Amérique insidieuse, pas de l'Orient fascinant, pas de l'Islam séducteur. De la France, de la doulce France.

 

Neuvaine à Saint Joseph

Glorieux Saint Joseph, époux de Marie,
accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.
Ô, vous dont la puissance infinie
s’étend à toutes nos nécessités
et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l’embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourrons à vous avec confiance.
Daignez prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile,
cause de nos inquiétudes.
Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu
et au bien de ses dévoués serviteurs.
Ainsi soit-il.

 

Litanies de saint François de Sales

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus-Christ, écoutez‑nous.

Jésus-Christ, exaucez‑nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Prière à Sainte Anne d'une Mère pour ses Enfants

Ô glorieuse sainte Anne,

Patronne des familles chrétiennes, je vous présente mes enfants.

Je sais que je les ai reçu de Dieu et qu'ils lui appartiennent. Aussi je vous prie de m'obtenir la grâce de me soumettre toujours avec eux à la divine Providence.

Daignez les bénir, et, en vous suppliant de leur obtenir la bénédiction de Dieu, je ne demande en leur faveur ni les honneurs du monde, ni les biens de la terre.

Prière pour les malades

Jésus toi le Dieu qui guérit, montre ton amour et ta compassion envers les malades que je viens te présenter avec foi, espérance et amour. Place tes mains blessées sur chacun d’eux, touche-les et guéris-les. Je crois en ta parole Seigneur, celle qui annonce que des fleuves d’eau vive couleront de celui qui croît ; aussi j’impose les mains aux malades et je prie avec foi. J’intercède auprès de toi : envoie leur l’Esprit Saint, l’eau vive qu’ils soient entièrement guéris. Par les blessures par lesquelles tu as souffert dans ton corps et par le sang que tu as versé sur la croix, guéris les blessures et les souffrances de ces personnes. Que la puissance de ta croix descende sur elles, et qu’elles recouvrent pleinement la santé. Je les place devant ton corps blessé, guéris-les Seigneur par tes blessures. Je sens ta force couler en elles les guérir. Je te loue et te remercie Jésus.

 

Prière pour tous les Prêtres

Mon Dieu,

Je vous prie pour vos prêtres, pour tous vos prêtres.

Je vous demande pour eux la Sainteté, je vous demande qu’ils aiment profondément leur Sacrifice et qu’ils le vivent avec amour.

Je vous demande pour eux l’obéissance, l’esprit de détachement, une inaltérable et limpide chasteté.

Et aussi l’abnégation, l’humilité, la douceur, le zèle, le dévouement.

Je vous demande qu’aucune âme ne les approche sans vous aimer davantage.

Je vous demande, ô mon Dieu, de semer par eux dans le monde des grâces mariales, qui révèlent à quel point Marie est notre Mère.

Et pour qu’il en soit ainsi, pour que votre règne s’étende et s’affermisse par eux, sur la terre, je vous promets, ô Jésus, de m’immoler avec vous, de tout mon cœur. Ainsi soit-il

Prière pour demander des prêtres

Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre,

 Mère des prêtres du monde entier,

 Vous aimez tout particulièrement les prêtres

parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils unique.

Vous avez aidez Jésus par toute votre vie terrestre

et Vous l’aidez encore dans le ciel.

Nous vous en supplions, priez pour les prêtres.

Priez le Père des Cieux pour qu’Il envoie des ouvriers à sa moisson.

Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les sacrements, qui nous expliquent l’Evangile du Christ

et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu.

Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père

les prêtres dont nous avons besoin ;

et puisque votre Cœur a tout pouvoir sur Lui,

obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints ! Amen.

Prière pour les Prêtres (Institut du Christ-Roi)

Jésus, Eternel Souverain Prêtre,

 Gardez Vos Prêtres sous la protection de Votre Sacré-Cœur

où personne ne peut leur faire de mal.

 Gardez sans tâche leurs mains consacrées,

Qui touchent chaque jour Votre Corps Sacré.

 Gardez pures leurs lèvres,

Qui sont empourprées de Votre Précieux Sang.

Gardez pur et détaché leur cœur,

Qui est marqué du sceau sublime de Votre Glorieux Sacerdoce.

 Faites-les grandir dans l’amour et la fidélité envers Vous.

Protégez-les de la contamination de l’esprit du monde.

 Donnez-leur avec le pouvoir de changer le pain et le vin

Le pouvoir de changer les cœurs.

 Bénissez leurs travaux par des fruits abondants.

Donnez-leur un jour la couronne de la Vie Eternelle.

 Ainsi soit-il

Reine de France, priez pour nous

O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Vous qui avez été sacrée Reine de France, protégez tous Vos enfants, accordez-leur sans cesse Votre soutien maternel, Votre secours en toutes circonstances. Mettez en déroute, avec kes Légions Célestes à  Vos côtés, les ennemis de la Sainte Eglise, tous ceux qui se moquent des Lois Divines et qui veulent mettre en échec le plan de Salut de Dieu à travers la France. Vierge Marie et Saint Joseph, accordez à tous les Français la force de réagir devant une telle situation d'incroyance et d'impiété. Que la Foi brille à nouveau en France et soit un flambeau de vie et de vérité pour toutes les nations. Reine de France, soyez désormais victorieuse avec les Légions Célestes, avec Saint Joseph et tous les Saints et Saintes de France.

 

Que la France, Votre Fille, retrouve grâce aux yeux de Votre Divin Fils, que ses péchés, nombreux, luis soient pardonnés et que la Paix, l'Amour et la vraie Liberté, celle qui vient de Dieu et non des hommes, soient à nouveau un modèle pour tous. Reine de France, priez pour nous et venez au secours de tant d'âmes en péril. Reine de France, soyez victorieuse en France et dans le monde entier. Sacré Cœur de Jésus, venez au secours de la France. Amen.

Prière révélée par la Vierge Marie à Jean Marc, mystique contemporain

Prière de Marthe Robin pour la France

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant Votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l'Eglise tout entière.

 

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de Vos élus tressaillent à Votre appel, reconnaissant Votre voix, Votre commandement, Votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que Vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l'effet de leur choix mais de Votre unique désir et de Votre unique volonté d'Amour.

 

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s'égarer.

 

Sainte Jeanne d’Arc, saint Joseph, saint Martin, saint Louis , bienheureuse Anne de Guigné, bienheureux Louis et Zélie Martin, professeur Lejeune, saint Michel Archange, saintes Barbe et Geneviève, sainte Jeanne Jugan et saint Vincent, et saint Thérèse de l’Enfant Jésus, PRIEZ ET COMBATTEZ POUR LA FRANCE !

 

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles.

AMEN.

 

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous.

Prière des Français

La Prière des Français a été dictée par Jésus à Marcel VAN. Le Christ lui a dit : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »

« Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche.  Elle est sortie de mon cœur brûlant d’amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter.  Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français. »

 

Seigneur Jésus, ayez compassion de la France,
daignez l’étreindre dans votre Amour
et lui en montrer toute la tendresse.
Faites que, remplie d’amour pour vous,
elle contribue à vous faire aimer de toutes les nations de la terre.

Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement
de vous rester à jamais fidèles
et de travailler d’un cœur ardent à répandre votre Règne
dans tout l’univers.

Amen !

Neuvaine à Notre-Dame de Guadalupe

Notre Dame de Guadalupe

« Patronne des enfants à naître »

 

Notre Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître, je vous supplie de bénir Virginie, cette future maman malade du cancer, que vous me confiez et que je prends en charge spirituellement pour épargner la vie de son enfant afin qu’elle l’accueille dans la joie et trouve la paix dans son cœur.

 

Donnez lui, O ma mère, le même amour que celui que vous aviez lorsque vous portiez Jésus dans votre sein.

 

Dire (chaque jour) :

Un Notre Père

Un Je vous salue Marie

Un Gloire au Père…

Dix « Jésus, Marie, Joseph, je vous aime, bénissez cette maman et sauvez son enfant à naître ».

Prière d'une future maman



Je vous remercie et vous glorifie,
Père très saint, Dieu Créateur,
parce que vous avez fait en moi de grandes choses
et qu'un enfant va naître de cet amour humain
que vous avez béni.
Jésus, veillez sur mon tout-petit, votre frère.
Qu'il soit notre joie sur la terre,
votre gloire dans l'éternité.
Esprit-Saint, couvrez-moi de votre ombre
pendant ces mois bénis de l'attente.
Et vous, Marie, reine des mères,
gardez mon enfant.
Mon bon Ange gardien, et vous, Ange gardien de mon tout-petit,
préservez-nous de tout accident.
Conduisez-nous tous les deux dans la vie.
Obtenez-nous la bénédiction de Dieu !
Amen.

Prière à Marie pour la Vie de Jean-Paul II

Ô Marie, aurore du monde nouveau,
Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie :
Regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître,
Des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
Des hommes et des femmes, victimes d'une violence inhumaine,
Des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une piété fallacieuse.
Fais que ceux qui croient en ton Fils
Sachent annoncer aux hommes de notre temps, avec fermeté et amour,
L'Evangile de la Vie !
Obtiens-leur la grâce de l'accueillir, comme un don toujours nouveau,
La joie de la célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence
Et le courage d'en témoigner, avec une ténacité active, afin de construire,
Avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de l'amour,
A la louange et à la gloire de Dieu, créateur qui aime la vie !


Jean-Paul II - Evangelium Vitae

Mon Chant d'aujourd'hui par Ste Thérèse de Lisieux

MA VIE N'EST QU'UN INSTANT...

 

Ma vie n'est qu'un instant, une heure passagère

 

Ma vie n'est qu'un seul jour qui m'échappe et qui fuit
Tu le sais, O mon Dieu ! pour t'aimer sur la terre Je n'ai rien qu'aujourd'hui !...

 

Oh ! je t'aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd'hui !

 

Que m'importe, Seigneur, si l'avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !...
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd'hui.

 

Si je songe à demain, je crains mon inconstance
Je sens naître en mon cœur la tristesse et l'ennui.
Mais je veux bien, mon Dieu, l'épreuve, la souffrance
Rien que pour aujourd'hui.

 

Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle
O Pilote Divin ! dont la main me conduit.
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle
Rien que pour aujourd'hui.

 

Ah ! laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face.
Là je n'entendrai plus du monde le vain bruit
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce
Rien que pour aujourd'hui.

 

Près de ton Cœur divin, j'oublie tout ce qui passe
Je ne redoute plus les craintes de la nuit

 

Ah! donne-moi, Jésus, dans ce Cœur une place
Rien que pour aujourd’hui.

 

Pain Vivant, Pain du Ciel, divine Eucharistie
O Mystère sacré ! que l'Amour a produit...

 

Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie
Rien que pour aujourd'hui.

 

Daigne m'unir à toi, vigne Sainte et sacrée
Et mon faible rameau te donnera son fruit
Et je pourrai t’offrir une grappe dorée
Seigneur, dès aujourd'hui.

 

Cette grappe d'amour, dont les grains sont des âmes
Je n'ai pour la former que ce jour qui s'enfuit
Ah ! donne-moi, Jésus, d'un Apôtre les flammes
Rien que pour aujourd'hui.

 

O Vierge Immaculée ! C'est toi ma Douce Etoile
Qui me donnes Jésus et qui m'unis à Lui.
O Mère ! laisse-moi reposer sous ton voile
Rien que pour aujourd'hui.

 

Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile
Eclaire de tes feux la route que je suis
Viens diriger mes pas... aide-moi, je t’appelle
Rien que pour aujourd'hui.

 

Seigneur, je veux te voir, sans voile, sans nuage,
Mais encore exilée, loin de toi, je languis
Qu'il ne me soit caché, ton aimable visage
Rien que pour aujourd'hui.

 

Je volerai bientôt, pour dire tes louanges
Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui
Alors je chanterai sur la lyre des Anges
L'Eternel Aujourd'hui !...

Sainte Thérèse de Lisieux - 1er juin 1894

Lettre aux parents par André Charlier

Cette lettre d'André Charlier mérite d'être lue deux fois. Une première fois pour son contenu et son opportunité actuelle. Un fois seconde fois en ayant sa date présente à l'esprit : c'est le 22 octobre 1954 qu 'il l'écrivit, quand il était directeur du Collège de Normandie à Clères.

 

Chers Amis,

 

J'ai écrit il y a plusieurs années des Lettres aux Parents, et j'ai cessé de le faire, parce qu'en somme je n'y voyais pas d'utilité. Elles ne persuadaient guère que des gens qui étaient déjà persuadés d'avance. Beaucoup m'écrivaient : « Comme vous avez raison ! », sans aller plus loin que cette approbation toute platonique. Alors j'ai trop peu de temps à moi pour écrire des choses inutiles. Si je vous écris encore une fois aujourd'hui, c'est qu'une nécessité impérieuse m'y pousse. Il faut tout de même qu'un homme auquel vous confiez l'éducation de vos fils vous dise ce qu'il pense de la jeunesse de France qui monte. Votre responsabilité morale est engagée comme la mienne et il faut que vous soyez mis en face de la réalité. Le tableau que j'ai à vous faire est une vue générale dont les éléments ne sont pas empruntés seulement à ce que j'ai constaté dans l'École. De ce que j'ai à vous dire, chacun de vous prendra ce qu'il voudra ou ce qu'il pourra.

 

Ce qui me frappe le plus, c'est combien cette jeunesse est peu virile. Et pourquoi l'est- elle si peu ? Simplement parce que vous n'avez jamais rien exigé d'elle. Vous vous êtes simplement préoccupés que vos fils soient heureux et vous êtes allés au-devant de tous leurs désirs ; dès la première enfance vous les avez comblés de toute manière ; comment voulez- vous qu'ils aient d'eux-mêmes l'idée, d'une part que la vie est difficile et que les choses difficiles ont seules de l'intérêt, d'autre part que toutes les joies s'achètent, et que même elles s'achètent d'autant plus cher qu'elles sont élevées ? Tout leur a toujours été donné, et ils trouvent normal que tout leur soit donné, ils estiment même que cela leur est dû ; et comme la culture et la science ne se donnent pas d'elles-mêmes, ils y voient une espèce d'injustice. Ils ne sont pas loin de se considérer comme des victimes parce que le Latin et les Mathématiques ne leur livrent pas pour rien leurs secrets, Cela vient de ce que, dans l'éducation que vous leur avez donnée, ils ont toujours tout reçu pour rien. Vous avez été victimes de l'universelle démagogie et. du libéralisme moderne qui considère que l'autorité est un vertige des temps barbares. Vous avez répudié l'autorité ; vous avez voulu plaire à vos fils afin d'être aimés : mais vous ne serez pas plus aimés que nos pères l'ont été et vous serez peut-être moins estimés de vos enfants eux-mêmes quand ils auront l'âge de juger. Car vous ne leur avez pas appris que tout se paye, et que les choses de prix se payent cher. IIs n'ont jamais eu besoin de mériter les plaisirs que vous leur avez donnés ; ils n’ont jamais appris à faire une chose qu'ils n'avaient pas envie de faire. Or, ce n'est pas une chose agréable en soi, par exemple, d'apprendre les déclinaisons latines ou allemandes.

 

Quand j'étais enfant, j'ai appris à faire sans discuter les choses qui m'étaient commandées ; on m'a par là rendu un immense service. Mais vos fils, comme ils discutent tout ! Ils n'en ont jamais fini. Rien ne trouve grâce devant leurs yeux. Ils jugent de tout à la mesure de leur plaisir immédiat. Ne vous étonnez pas qu'ils n'aient ni obéissance ni discipline, ni respect ni sens du devoir. Et puis, vous les avez tellement comblés qu'ils ne désirent plus rien, et je n'ai rien vu de plus désolant que des jeunes sans désir. L'absence de désir est un étrange bonheur.

 

Vous trouverez que je suis pessimiste ? Mais les professeurs de lycée que je connais me disent exactement la même chose. D'ailleurs, dans les conversations que j'ai avec vous, vous tombez d'accord de ce que je vous dis là, seulement vous oubliez de vous en faire l'application à vous-mêmes. Vous ne vous rendez pas compte que vous êtes extraordinairement soucieux de tout ce qui concerne la santé, la nourriture, le confort» les vacances - et puis aussi les études, parce qu'il y a au bout le sacro-saint bachot - mais l'âme de vos fils, y songez-vous ? En attendant que vous en répondiez devant Dieu, quels hommes allez-vous donner à la France ? Vous savez pourtant que la vie n'est pas facile. Vos tâches professionnelles sont de plus en plus lourdes. Vous avez le cœur serré de voir combien la France est politiquement diminuée dans le monde, combien elle déçoit ses amis étrangers parce qu'elle ne travaille pas assez, parce qu'elle ne sait pas gouverner sa maison, parce qu'elle perd ses forces en discussions stériles. Croyez-vous que c'est une génération sans âme qui guérira la France de son mal ? Car nous sommes en train de fabriquer la génération la plus médiocre que la France ait jamais connue, parce que nos fils ne savent plus s'imposer quoi que ce soit de pénible. Ils ont d'ailleurs trouvé un moyen facile de s'échapper, qui est le moyen des faibles : ils mentent. Ils vous mentent à vous, et vous ne vous en apercevez pas. Et moi, je perds un temps précieux à déjouer leurs mensonges. Jamais je n'ai eu tant de mal à établir dans la maison une atmosphère de loyauté.

 

Il n'en serait pas ainsi si vous leur donniez le sentiment que la règle nous dépasse et qu'on doit la respecter. Mais parce que vous êtes Français - les Français sont anarchiques - vous leur donnez involontairement le sentiment qu'on peut la tourner. Pour les sorties du dimanche, j'ai fixé qu'on doit être rentré à 17 heures - parce qu'à cette heure-là il y a soit une étude, soit un office à la chapelle : mais chaque dimanche il y a des élèves en retard. J'ai établi comme une règle absolue que les élèves ne doivent pas avoir d'argent sur eux, mais vous leur en donnez derrière mon dos, ce qui les installe dans le mensonge et produit des conséquences parfois très graves.

 

Vous avez pourtant le souci de l’éducation puisque vous nous confiez vos fils. Mais vous nous remettez le soin de faire ce que vous n'avez pas le courage de faire. Vous abdiquez. Je sais bien qu’étant donné l'atmosphère morale du monde moderne, la tâche des parents, s'ils veulent la remplir scrupuleusement, est une tâche quasi héroïque. Eh bien, il faut la prendre comme elle est, et ne pas biaiser avec. Personne ne vous remplacera et vous répondrez quand même de vos enfants. Savez-vous ce qui se passe dans les maisons d'éducation même religieuses ? C'est que les éducateurs sont complètement dépassés : ils s'occupent des quelques meilleurs et laissent la grande masse des médiocres à leur médiocrité. Nous sommes encore quelques-uns ici à faire un métier que personne ne veut plus faire et dans lequel personne ne nous aide, à aucun point de vue. Alors ne nous en dégoûtez pas tout à fait en nous donnant le sentiment que ce que nous faisons péniblement d'un côté se trouve trop souvent défait d'un autre. Jamais la remise au travail n'a été plus pénible que cette année après les grandes vacances, parce qu'elles ont été trop douces, trop désœuvrées, trop confortables.

 

Et surtout, quand vous venez ici, débarrassez-vous de l'idée que ces pauvres enfants doivent absolument être consolés du malheur d'être pensionnaires par des kilos de bonbons ou par un plantureux déjeuner ou par je ne sais quoi. J'essaie de les traiter en hommes, et je vous prie de croire que ce n'est pas facile. Être homme ne consiste pas à discuter et à tout remettre perpétuellement en question. Cela consiste à prendre des responsabilités courageuses et généreuses dans un ordre qui nous dépasse. Faites donc comme moi. Vous trouvez cela héroïque ? Alors soyez des héros. Il n'y a rien d'autre à faire.

André Charlier

Méditation du Père Sertillanges

La famille ne se détruit, pas, elle se transforme.
Une part d’elle va dans l’invisible.

 

On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence secrète.
On croit qu’elle crée une infinie distance, alors qu’elle supprime la distance en ramenant à l’esprit ce qui était dans la chair.

 

Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d’attaches célestes.
Le ciel n’est plus alors uniquement peuplé d’anges, de saints inconnus et du Dieu mystérieux : il devient familier.

 

C’est la maison de famille, la maison en son étage supérieur, si je puis dire, et du bas en haut, le souvenir, les secours, les appels se répondent.

Chemin de Croix médité par Benoît XVI

CHEMIN DE CROIX AU COLISÉE

VENDREDI SAINT 2005

Méditations du cardinal Ratzinger

 

1ère Station : Jésus est condamné à mort

Seigneur, tu as été condamné à mort car la peur du regard des autres a étouffé la voix de la conscience. Tout au long de l’histoire, il en a toujours été ainsi, des innocents ont été maltraités, condamnés et tués. Combien de fois n’avons-nous pas, nous aussi, préféré le succès à la vérité, notre réputation à la justice ! Donne force, dans notre vie, à la voix ténue de la conscience, à ta voix. Regarde-moi comme tu as regardé Pierre après le reniement. Fais en sorte que ton regard pénètre nos âmes et indique à notre vie la direction. A ceux qui ont vociféré contre toi le Vendredi saint, tu as donné l’émotion du cœur et la conversion au jour de la Pentecôte. Et ainsi, tu nous as donné à tous l’espérance. Donne-nous aussi, toujours de nouveau, la grâce de la conversion.

 

Les 15 Oraisons de Sainte Brigitte

ORAISON 1 

Pater, Ave

 

O Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n'avoir de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l'amour d'eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l'avez témoigné vous-même, disant: "Mon âme est triste jusqu'à la mort."
S
ouvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps suave avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, arrêté par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision; qu'on vous a voilé les yeux et la face, qu'on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d'épines, qu'on vous a mis un roseau à la main, et qu'attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une sincère et entière confession, une juste pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

Prière avant la Communion de Saint Jean Chrysostome

Seigneur mon Dieu ! Je sais que je ne suis pas digne, ni préparé à ce que vous entriez sous le toit de mon âme, car je suis entièrement vide et en ruine, et vous n’avez pas en moi un lieu convenable où reposer votre tête. Mais de même qu'à cause de nous vous êtes descendu des hauteurs et vous êtes abaissé, descendez à présent jusqu'à ma bassesse.



De même que Vous avez bien voulu être déposé dans une grotte et dans la crèche d'animaux sans raison, entrez dans la crèche de mon âme déraisonnable et de mon corps souillé,

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