La Collégiale Saint André est une des plus anciennes églises de Grenoble. Chapelle de la Maison des Dauphins, elle est située en face de l'ancien Palais du parlement du Dauphiné.

La construction de la Collégiale Saint André, fondée en 1228 par le dauphin Guigues-André, a été financée grâce aux revenus des mines d'argent de Brandes-en-Oisans.

Cette église, au style pur et dépouillé, abrita le tombeau des dauphins (détruit en 1562).

Une collégiale est une église dans laquelle est érigé un Chapitre de Chanoines, prêtres séculiers qui se réunissent pour chanter l'Office et assurer la vie liturgique. Il y avait autrefois dans les diocèses deux sortes de Chapitres : le Chapitre de la Cathédrale (église de l'évêque) ; et les Chapitres des églises collégiales.

Tous les Chapitres attachés aux églises collégiales ont été supprimés à la Révolution, en France ne subsistent actuellement plus que les Chapitres cathédraux, ainsi que toutes les congrégations de chanoines réguliers ou séculiers érigées ou reconnues par le Saint Siège.

L'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre est une Société de vie apostolique en forme canoniale, érigée de droit pontifical par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, par le Décret Saeculorum Rex du 7 octobre 2008. Cette même année, Son Excellence Monseigneur de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, a fait appel à cet Institut pour assurer la vie liturgique de la Collégiale, selon la forme extraordinaire du rite romain.

1226 : Fondation du Chapitre de Saint-André à Champagnier, par le dauphin Guigues VI André.

1228 : Transfert du Chapitre à Grenoble.

v. 1228-1240 : Construction de la collégiale.

1237 : Mort du dauphin Guigues VI André, qui est inhumé dans le choeur de la collégiale.

1298 : Début de construction de la flèche du clocher.

Pour présenter l’Apôtre protecteur de notre paroisse, nous vous proposons cette catéchèse donnée par le Pape Benoit XVI sur les Apôtres en 2006 au Vatican.

Rome, 14 juin 2006

Chers frères et sœurs,

Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent, nous voulons, dans la mesure où les sources nous le permettent, connaître d’un peu plus près également les onze autres Apôtres. C’est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, saint André, qui était lui aussi l’un des Douze.

 

- La première caractéristique qui frappe chez André est son nom : il n’est pas juif, comme on pouvait s’y attendre, mais grec, signe non négligeable d’une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. 

Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu’il en soit, il jouissait certainement d’un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

Une tour carrée en brique, supportant le clocher, chevauche le bras sud du transept.

La grande flèche de tuf argenté, équilibrée par 4 clochetons, est agrémentée d'élégantes lucarnes.

 

 

Avec ses 56 m de hauteur, son accent vertical se détache au-dessus de la ville.

 

Au fil des siècles, l'architecture de la Collégiale s'est détériorée en plusieurs endroits.

En particulier, le clocher (dont la flèche octogonale est en tuf) nécessite une restauration urgente.

C'est pourquoi, la ville de Grenoble a entrepris ce grand chantier, et a fait installer des échafaudages tout autour du clocher, qui vont permettre aux ouvriers de nettoyer, réparer, reconstituer la structure du clocher, permettant ainsi de préserver ce patrimoine unique.

 

 

La Confrérie a pour vocation de prier et de faire célébrer des messes pour le soulagement des âmes du purgatoire, comme l'Eglise nous y invite dans la liturgie des défunts et dans la Sainte Ecriture :

« Regardez avec bonté, Seigneur, le sacrifice que nous Vous offrons pour l’âme de Vos serviteurs... »

« C'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés... » (II Mac. XII, 46)

Chaque lundi, la messe de Requiem est chantée à 18h45 dans la chapelle du Suffrage pour le repos des âmes du Purgatoire, et le 1er mardi de chaque mois le Saint Sacrifice est offert pour les membres vivants et défunts de la Confrérie.

Chaque année, une neuvaine de messes de suffrage est célébrée à la Collégiale du 3 au 11 novembre compris. Un service solennel pour les âmes du purgatoire est célébré chaque jour durant la neuvaine.

La Chapelle dite "du Suffrage", dans la Collégiale Saint André, est le siège de la Confrérie.

Tous les fidèles ont la possibilité de faire inscrire leurs défunts ainsi que de confier des intentions de messes qui seront célébrées dans l'année.

 

La Confrérie pour les défunts, placée sous le vocable Notre-Dame du Suffrage, a été fondée le 22 avril 1682 par le Cardinal Le Camus, évêque de Grenoble, qui l’avait établie pour le soulagement des âmes du Purgatoire, à la demande de « Messire François Cambert, prêtre et chanoine de l’église collégiale et chapelle royale Saint André ».

Ayant perdu ses titres à la Révolution, la confrérie fut rétablie à Saint-André au début du XIXe siècle et affiliée à l’Archiconfrérie du Suffrage érigée à Rome, par un rescrit du bienheureux pape Pie IX, en date du 7 mai 1847, promulgué à la demande de Mgr de Bruillard évêque de Grenoble.

Le règlement de 1890 précise que l'on peut inscrire aussi bien des vivants que des défunts, ce qui reste toujours d'actualité.

La Confrérie compte à ce jour 70 confrères inscrits depuis le 14 septembre 2008, ainsi qu'un nombre beaucoup plus important de défunts inscrits au nécrologe.

Les confrères se réunissent chaque lundi dans la Chapelle du Suffrage pour prier le chapelet et chanter la messe de Requiem pour le repos des âmes du Purgatoire.

Le premier mardi de chaque mois, les confrères sont invités à entendre la messe qui est célébrée à l'autel du Suffrage pour les membres vivants et défunts de l'oeuvre.

 

Les confrères doivent mener une vie chrétienne édifiante, se ressouvenir de la mort pour s’y préparer, se souvenir aussi des âmes du purgatoire pour les secourir. Ils sont invités à se confesser chaque mois, à participer aux activités de la Confrérie et à se porter mutuellement dans la prière. Comme l’église nous le rappelle la prière du chapelet, la pratique de l’oraison ainsi que l’assistance régulière à la messe durant la semaine leur sont vivement recommandées.

 

Pierre Terrail LeVieux, seigneur de Bayard est né au Château de Bayard à Pontcharra (Isère) en 1476. Il est décédé en 1524 à Robecco sul Naviglio, ville de la province de Milan en Italie. Il est plus connu sous le nom de Bayard ou du chevalier Bayard, noble dauphinois qui s'illustra notamment comme chevalier durant les guerres d'Italie (XVe et XVIe siècles).

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Cette figure est à l'origine du personnage du chevalier sans peur et sans reproche qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Âge.

Voici son blason et sa devise :

blason-du-terrail-chevalier-bayard

Accipit ut det
(il reçoit pour donner)

 

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Statue de Bayard sur la place Saint André de Grenoble

Les Terrail sont une famille de la noblesse dauphinoise, qui, depuis cinq générations, a vu périr quatre de ses membres dans la guerre de Cent Ans. L'art de vivre et de mourir et le sens aigu de l'honneur sont les valeurs essentielles de cette famille.

Quoique nobles, les Terrail ne peuvent mener grand train, leur domaine se limitant en effet à 7 hectares.

Pierre naît à Pontcharra en 1476, au château Bayard, une simple maison-forte, construite au début du XVe siècle par l'arrière grand-père de Bayard, Pierre Terrail premier du nom, dit le Vieux.

Aîné d'une famille de huit enfants, dont quatre garçons, Bayard doit mener, au sein de cette grande famille, une vie ascétique.

Sitôt rejointe cette compagnie, Bayard a l'occasion de faire connaître sa bravoure, qui le rend rapidement célèbre malgré son jeune âge.

Il fait « merveille d'armes » dans de nombreux affrontements liés aux guerres d'Italie, sous Charles VIII. Il participe à la bataille de Fornoue (1494).

En 1496, à la mort de son père, Pierre prend le titre de seigneur de Bayard.

Cavalier hors pair, il excelle également comme fantassin, comme l'atteste sa victoire dans le duel l'opposant au célèbre capitaine espagnol Alonzo de Soto Mayor. Six mois plus tôt, en février, il s'était déjà distingué lors d'un combat d'honneur à onze contre onze contre les Espagnols. Bayard devient le héros des récits que se content les soldats pour distraire leur ennui.

 

À l’été 1521, il défend Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

En 1523, François Ier, refusant les défaites, le rappelle à ses côtés. Le 22 août, les premières troupes italiennes franchissent les monts près de Lyon. Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française. La colonne vertébrale brisée, il enjoint à ses compagnons de le quitter et leur dit : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ».

Le connétable de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vient devant Bayard et dit :
- «  Ah ! Monsieur de Bayard que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
- « Monsieur, » répondit le mourant, « il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».

Il agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.
Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères (près de Grenoble).
Ses restes sont transférés le 21 août 1822 en la collégiale Saint-André de Grenoble.

L'admiration suscitée par le chevalier Bayard, à la fois de son vivant et longtemps après sa mort, peut être rapprochée de celle inspirée par les épopées de Sainte Jeanne d'Arc ou Bertrand du Guesclin. Bayard incarne le chef subalterne, qui n'a connu ni fonctions de marque, ni commandement en chef, mais dont la renommée historique dépasse pourtant de beaucoup celle de bien des personnages dont le rôle ou les charges furent en théorie plus importants. L'image classique attachée à Bayard est celle du parfait chevalier, qui sait non seulement combattre avec talent, mais aussi défendre les opprimés, et s'opposer au pillage des villes vaincues. En ce sens, il est l'héritier d'une conception médiévale de l'honneur. Cet esprit chevaleresque lui a permis d'être pleuré à sa mort par ses ennemis.

Afin de préserver et d'honorer la mémoire du chevalier, les villes de Pontcharra (lieu de sa naissance) et de Rovasenda (lieu de sa mort) sont jumelées.

 

« Dieu et le Roi, voilà nos maîtres,

onc n'en aurait d'autres »

Tombeau du Chevalier Bayard dans la Collégiale Saint André

 

 

 TRADUCTION DE L'EPITAPHE DU CHEVALIER BAYARD :

 

PIERRE TERRAIL, seigneur de Bayard, à peine hors de l'enfance, porta les armes.

Ses beaux faits devancèrent ses années.

Ses coups d'essai furent les chefs d'oeuvre d'un guerrier consommé.

Il se signala dans sa patrie et dans les pays étrangers.

Mais l'Italie fut le théâtre où il parut avec plus de gloire,

et où les lys et les lauriers partagèrent l'honneur de le couronner.

Devenu homme par la vigueur de l'âge et par l'expérience,

il égala tout ce que l'antiquité fabuleuse a raconté de ses héros.

Le surnom de Chevalier sans peur et sans reproche

lui fut commun avec Hercule.

Sa réputation, répandue généralement,

avait attaché à son nom seul l'idée de toutes les vertus réunies.

Il servit et commanda, sous trois rois, pendant près de trente-cinq ans.

La vertu lui avait décerné l'honneur du triomphe,

qu'il estimait plus que les richesses ;

mais le char plia sous le poids des lauriers

et des victoires doit il était surchargée.

Nommé lieutenant-général pour le roi, en Dauphiné,

ce qu'il y eut de plus glorieux pour lui,

fut d'être supérieur à sa dignité.

Chevalier de l'ordre du roi, il reçut moins une grâce que le prix de ses exploits,

et il eut l'honneur de donner à son tour l'ordre de chevalerie à son souverain.

Enfin, il ne manquait aux victoires d'un si grand capitaine,

que de triompher de la mort.

Il en triompha : elle fut étonnée elle-même

du courage avec lequel il s'offrit au coup mortel.

Elle rougit de sa défaite et d'un trait si précipité.

Sitôt qu'il l'eut reçu, il se fit descendre de son cheval au pied d'un arbre :

là, succombant sous les trophées, et le regard encore tourné vers l'ennemi,

il ferma les yeux à la lumière, en l'année 1524, âgé de quarante-huit ans.

Le temps pourra détruire ce monument ;

mais les dépouilles qu'il renferme sont immortelles.

La tombe de Bayard se trouve dans la Collégiale Saint André depuis 1822.

CI-GIT BAYARD

Ses restes

retrouvés dans l'Eglise des Minimes de la Plaine

et authentiquement reconnus

ont été recueillis par les soins

de M. le Baron d'Haussez

Préfet de l'Isère

et déposés sous cette pierre

le 24 août 1822.

A la demande de notre évêque, Monseigneur de Kerimel, une messe selon la forme extraordinaire est également célébrée à Vienne, dans le nord-ouest du diocèse.

Elle est célébrée tous les dimanches (sauf le premier du mois) à 9h, à la Chapelle Notre-Dame-de-l'Isle.

 

Notre Dame de l’Isle a fêté en 2010 ses 880 ans d’existence !

Au cours du IXème siècle, Vienne devint capitale du royaume de Provence, après l'élection du roi Boson en 879. Au XIème siècle, l'empereur d'Allemagne hérita du royaume, Vienne fit alors partie du Saint Empire Romain Germanique.

A cette époque au sud de Vienne à environs 4 km du centre de la ville, il y a sur la rive gauche plusieurs îlots sableux qui se trouvent isolés de la terre ferme lors  des crues du Rhône. Certaines des îles comme celle où va être construit le futur prieuré sont séparées par une « brassière » (petit bras du fleuve) qui s’ensablera progressivement, mais au XVIIème siècle il était toujours impossible de se rendre à pied sec à Notre Dame de l’Isle lors des crues du Rhône. Jusqu'au XIXème siècle cette île ne faisait pas partie de Vienne. Elle y fut rattachée après les aménagements du fleuve au XXè siècle pour former le Quartier de L'Isle.

24 Juin 2017

Fête de Saint Jean Baptiste

Messieurs les Chanoines,

On m’a demandé au nom des fidèles de notre collégiale de dire quelques mots, et bien que je n’ais aucun talent en la matière, je vais essayer.

Ordinairement ces réunions sur cette place d’Agier, à l’occasion d’une visite, ou d’une fête étaient toujours un moment de joie partagée, où chacun ressentait son appartenance en tant que brebis, à ce grand troupeau dont Notre Seigneur est le Berger ou le Bon Pasteur.

Aujourd’hui, en ce temps de la Saint Jean, là où le soleil est au zénith, pour réchauffer notre foi et nos cœurs, je ne peux m’empêcher de ressentir en moi, un voile d’ombre et de tristesse. Nous savons tous ici que demain un grand changement va intervenir au sein même de la vie de notre collégiale, et qui dit changement dit pour chacun de nous, la nature humaine est ainsi faite, un peu de stress et/ou d’inquiétude.

Pourtant, je crois qu’il nous faut l’envisager comme une épreuve nouvelle que nous devons affronter et face à laquelle, il nous faut essayer de discerner l’essentiel du secondaire. La seule chose qui est importante c’est notre foi, et surtout, notre fidélité à cette foi, et à cette liturgie que nous aimons et qui nous porte.

Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines Cérémonie de Départ des Chanoines

Si vous souhaitez demander des Messes, vous pouvez vous adresser à l'Abbé Loddé (Cure de Saint André), en précisant l'intention pour laquelle vous souhaitez l'offrir.

L'honoraire (offrande conseillée) pour une messe est de 16 €.

L'offrande conseillée pour une Neuvaine (9 messes consécutives) est de 160 €.

L'offrande conseillée pour un Trentain (30 messes consécutives) est de 560 €.

Les prêtres de la collégiale st André proposent du catéchisme pour les Primaires, tous les 15 jours le samedi.
où : au presbytère, 6 rue Hector Berlioz
pour qui : tous les enfants du Primaire, paroissiens ou non, Grenoblois ou non. 
comment : 3 groupes, petits avec une maman, moyens avec un abbé, les grands avec un abbé.
 

Cliquer sur le lien suivant pour découvrir la vie de ce saint :

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  • vendredi 19 octobre 2018 : Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,7-12.
    Mes frères, ce que je considérais jadis comme des gains, je n'y vois plus désormais que des pertes, à cause du Christ. Oui certes, et même je tiens encore tout cela comme un préjudice, eu égard au prix éminent de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. Pour son amour j'ai voulu tout perdre, regardant toutes choses comme de la balayure, afin de gagner le Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma propre justice, — c'est celle qui vient de la Loi, — mais avec celle qui naît de la foi dans le Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi ; afin de le connaître, lui et la vertu de sa résurrection, d'être admis à la communion de ses souffrances, en lui devenant conforme dans sa mort, pour parvenir, si je le puis, à la résurrection des morts. Ce n'est pas que j'aie déjà saisi le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, puisque j'ai été saisi moi-même par le Christ.
  • vendredi 19 octobre 2018 : Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,32-34.
    En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche pas et la teigne ne détruit point. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

« Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive. » Admirez ici, mes filles, l'immense sagesse de notre Maître ! Que demandons-nous quand nous demandons ce royaume ? Notre Seigneur connaissait notre extrême faiblesse. Il savait que nous étions incapables de sanctifier, de louer, d'exalter, de glorifier le nom très saint du Père éternel d'une manière convenable, à moins qu'il n'y supplée en nous donnant dès ici-bas son royaume. C'est pour cela même que le bon Jésus a joint ici ces deux demandes. A mon avis, l'un des grands biens que renferme le royaume du ciel, c'est qu'on y est dégagé de toutes les choses de la terre, qu'on y goûte un repos, une béatitude intimes, qu'on s'y réjouit de la joie de tous, dans une paix perpétuelle, dans un bonheur profond de voir tous les élus sanctifier et louer le Seigneur, bénir son nom, sans qu'il se trouve personne pour l'offenser. Tous l'aiment, et l'âme n'a d'autre occupation que de l'aimer, et elle ne peut cesser de l'aimer parce qu'elle le connaît. Eh bien ! s'il nous était donné de le connaître nous l'aimerions de même ici-bas, non toutefois aussi parfaitement ni avec cette stabilité, mais enfin, nous l'aimerions tout autrement que nous ne l'aimons. Ce dont il s'agit est possible à l'âme, dès cet exil, avec la grâce de Dieu. Mais il reste vrai qu'elle ne peut pas l'atteindre parfaitement car nous naviguons encore sur la mer de ce monde, et nous sommes toujours voyageurs. Il est des moments cependant où le Seigneur, nous voyant fatigués du chemin, met toutes nos puissances dans le calme et notre âme dans la quiétude. Il révèle alors clairement, par un certain avant-goût, quelle est la saveur de la récompense réservée à ceux qu'il introduit dans son royaume.

    peripsum.org

Le christianisme est-il une religion passéiste, crispée frileusement sur des formes révolues ?

Les chrétiens sont-ils des archéologues ? Inutile de répondre.

Les chrétiens auront toujours l'esprit tourné vers le futur.

Mais nous savons aussi qu'une force lancée en avant doit prendre appui sur un socle antérieur solide.


Dom Gérard Calvet
Abbé de l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux

Autel

Dans l'Eglise, la forme extraordinaire du rite romain désigne la forme liturgique employée jusqu'à la réforme liturgique de 1969.

La dernière édition du Missale Romanum selon la forme extraordinaire a été effectuée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Le document  Summorum Pontificum  est une lettre apostolique sous forme de motu proprio, publiée le 7 juillet 2007 par le pape Benoît XVI, dont l'objet est de redéfinir le cadre juridique de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain.


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COMMISSION PONTIFICALE ECCLESIA DEI

INSTRUCTION
sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum
donnée motu proprio par SA SAINTETÉ LE PAPE BENOÎT XVI

 

I.
Introduction

1. La Lettre apostolique Summorum Pontificum, donnée motu proprio par le Souverain Pontife Benoît XVI le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l’Église universelle.

Biographie de Saint François de Sales

Évêque d’un diocèse savoyard, la sainteté de François de Sales fit de lui un modèle de l’épiscopat, et la vénération générale l’entoura. Les nécessités de l’apostolat et de la direction le déterminèrent non seulement à fonder l’ordre de la Visitation, mais surtout à devenir l’un des premiers grands auteurs spirituels de langue française. De plus, il manifeste des dons littéraires remarquables. À tous ces titres, Saint François de Sales demeure l’une des hautes figures du catholicisme européen de la période moderne.

A une religieuse, 6 janvier 1619, Tome XVIII, page 334

« Et croyez-moi bien aussi, ma chère Fille, que ce m'est une fort particulière consolation de recevoir de vos lettres et de vous envoyer des miennes. Vous êtes bien auprès de cette crèche sacrée en laquelle le Sauveur de nos âmes nous enseigne tant de vertus par son silence. Mais, qu'est ce qu'il ne nous dit pas en se taisant ? Son petit cœur, pantelant d'amour pour nous, devrait bien enflammer le nôtre. Mais voyez combien amoureusement il a écrit votre nom dans le fond de son divin cœur, qui palpite là sur la paille pour la passion affectueuse qu’il a de votre avancement, et ne jette pas un seul soupir devant son Père auquel vous n'ayez part, ni un seul trait d’esprit que pour vôtre bonheur. L'aimant attire le fer, l'ambre attire la paille et le foin : ou que nous soyons fer par dureté, ou que nous soyons paille par imbécillité, nous nous devons joindre à ce souverain petit Poupon, qui est un vrai tire-cœur.
« Oui, ma Fille, ne retournons point en la région de laquelle nous sommes sortis (Matt, II,12) ; laissons pour jamais l'Arabie et la Chaldée, et demeurons aux pieds de ce Sauveur. Disons avec la céleste Épouse (Cant, III, 4) : J'ai trouvé Celui que mon cœur aime, je le tiens, et ne l'abandonnerai. »

A Madame de Chantal, 28 décembre 1605, Tome XIII

« Mon Dieu, ma Fille, que je vous souhaite en Bethléem maintenant, auprès de votre sainte Abbesse. Hé, qu'il lui sied bien de faire l'accouchée et de manier ce petit Enfançon ; mais surtout j'aime sa charité, qui le laisse voir, manier et baiser à qui veut. Demandez‑le lui, elle vous le donnera ; et l'ayant, dérobez lui secrètement une de ces petites gouttelettes qui sont dessus ses yeux. Ce n'est pas encore la pluie, ce ne sont que les premières rosées de ses larmes. C’est merveille combien cette liqueur est admirable pour toute sorte de mal de cœur…. »

Ce que j’aime

Saint François de Sales

Ce que j’aime, disait un jour Saint François de Sales
En son langage gracieux,
Plus que tous les trésors que ce bas monde étale,
Plus que tous les trésors des cieux :

Oui, ce que j’aime plus que la fleur qui se mire
Au bord des transparentes eaux,
Plus que la brise qui soupire,
Plus que le vol sublime et les chants des oiseaux,

Plus que le flot suivi par le flot qui l’efface
Et dont le murmure m’endort,
Plus que les étoiles, lueurs d’or
Écloses dans les champs merveilleux de l’espace,

Plus que l’éclair jetant dans le cœur du méchant
D’heureuses et vives alarmes,
Plus que les yeux bleus d’un enfant
Souriant à travers ses larmes,

Quelques textes de Saint François de Sales
sur l’Immaculée Conception

Traité de l’Amour de Dieu.

Livre II, c. 6 : De quelques faveurs spéciales exercées en la Rédemption des hommes par la divine Providence.

« Dieu, certes, montre admirablement la richesse incompréhensible de son pouvoir, en cette si grande variété de choses que nous voyons en la nature, mais il fait encore plus magnifiquement paraître les trésors infinis de sa bonté, en la différence non pareille des biens que nous reconnaissons en la grâce. Car, Théotime, il ne s'est pas contenté, en l'excès sacré de sa miséricorde, d'envoyer à son peuple, c'est‑à‑dire au genre humain, une rédemption générale et universelle, par laquelle un chacun peut être sauvé; mais il l'a diversifiée en tant de manières, que sa libéralité reluisant en toute cette variété, cette variété réciproquement embellit aussi sa libéralité.

Ainsi il destina premièrement pour sa très sainte Mère une faveur digne de l'amour d'un Fils qui, étant tout sage, tout puissant et tout bon, se devait préparer une Mère à son gré : et partant, il voulut que sa rédemption lui fût appliquée par manière de remède préventif, afin que le péché, qui s'écoulait de génération en génération, ne parvînt point à elle. De sorte qu'elle fut rachetée si excellemment, qu'encore que par après le torrent de l'iniquité originelle vint rouler ses ondes infortunées sur la conception de cette sacrée Dame, avec autant d'impétuosité comme il eût fait sur celle des autres filles d'Adam, si est-ce qu'étant arrivé là, il ne passa point outre, mais s'arrêta court, comme fit anciennement le Jourdain du temps de Josué (Josué III, 16,17), et pour le même respect: car ce fleuve retint son cours en révérence du passage de l'Arche de l'alliance, et le péché originel retira ses eaux, révérant et redoutant la présence du vrai Tabernacle de l'éternelle alliance.

Saint François de Sales et l’esprit du monde :

« Quoi que nous fassions, le monde nous fera toujours la guerre »

Saint François de Sales en prière

Introduction à la Vie Dévote, 4ème partie

Chap. I : qu’il ne faut point s’amuser aux paroles des enfants du monde

« (..) Nous ne saurions être bien avec le monde, qu’en nous perdant avec lui. Il n’est pas possible que nous le contentions, car il est trop bizarre « Jean est venu, dit le Sauveur, ne mangeant ni buvant, et vous dites qu’il est endiablé ; le Fils de l’homme est venu en mangeant et buvant, et vous dites qu’il est Samaritain. » Il est vrai, Philothée; si nous nous relâchons par condescendance à rire, jouer, danser avec le monde, il s’en scandalisera; si nous ne le faisons pas, il nous accusera d’hypocrisie ou mélancolie ; si nous nous parons, il l’interprétera à quelque dessein ; si nous nous démettons, ce sera pour lui vileté de cœur; nos gaîtés seront par lui nommées dissolutions, et nos mortifications tristesses ; et nous regardant ainsi de mauvais œil, jamais nous ne pouvons lui être agréables. Il agrandit nos imperfections et publie que ce sont des péchés ; de nos péchés véniels, il en fait des mortels ; et nos péchés d’infirmité, il les convertit en péchés de malice. En lieu que, comme dit saint Paul, « la charité est bénigne », au contraire le monde est malin; au lieu que « la charité ne pense point de mal », au contraire le monde pense toujours mal ; et quand il ne peut accuser nos actions, il accuse nos intentions. Soit que les moutons aient des cornes ou qu’ils n’en aient point, qu’ils soient blancs ou qu’ils soient noirs, le loup ne laissera pas de les manger, s’il peut.

Quoi que nous fassions, le monde nous fera toujours la guerre : si nous sommes longuement devant le confesseur, il demandera que c’est que nous pouvons tant dire ; si nous y sommes peu, il dira que nous ne disons pas tout. Il épiera tous nos mouvements, et pour une seule petite parole de colère, il protestera que nous sommes insupportables ; le soin de nos affaires lui semblera avarice, et notre douceur, niaiserie ; et quant aux enfants du monde, leurs colères sont générosités, leurs avarices, ménages ; leurs privautés, entretiens honorables : les araignes gâtent toujours l’ouvrage des abeilles.

Laissons cet aveugle, Philothée : qu’il crie tant qu’il voudra, comme un chat-huant, pour inquiéter les oiseaux du jour. Soyons fermes en nos desseins, invariables en nos résolutions; la persévérance fera bien voir si c’est à certes et tout de bon que nous sommes sacrifiés à Dieu et rangés à la vie dévote. Les comètes et les planètes sont presque également lumineuses en apparence ; mais les comètes disparaissent en peu de temps, n’étant que de certains feux passagers, et les planètes ont une clarté perpétuelle : ainsi l’hypocrisie et la vraie vertu ont beaucoup de ressemblance en l’extérieur; mais on reconnaît aisément l’une d’avec l’autre, parce que l’hypocrisie n’a point de durée et se dissipe comme la fumée en montant, mais la vraie vertu est toujours ferme et constante. Ce ne nous est pas une petite commodité pour bien assurer le commencement de notre dévotion, que d’en recevoir de l’opprobre et de la calomnie ; car nous évitons par ce moyen le péril de la vanité et de l’orgueil, qui sont comme les sages-femmes d’Egypte, auxquelles le Pharaon infernal a ordonné de tuer les enfants mâles d’Israël, le jour même de leur naissance. Nous sommes crucifiés au monde et le monde nous doit être crucifié ; il nous tient pour fous : tenons-le pour insensé.

 

Rose-Philippine Duchesne (1769-1852)
Religieuse, de la Société du Sacré Coeur

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ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE naquit à Grenoble (France) le 29 août 1769 dans une rue jouxtant la place Saint André, à l'ombre de la Collégiale de même nom. Baptisée en l'église St Louis elle reçoit comme en présage, les noms de l'apôtre Philippe et de Rose de Lima, première sainte du Nouveau Continent. Son éducation commence au couvent de la Visitation de Ste Marie d'En-Haut; attirée par la vie contemplative des religieuses, elle entre comme novice au monastère à 18 ans.

A l'époque de la Révolution française la communauté est dispersée; et Philippine retourne dans sa famille; elle se dévoue alors à soulager les prisonniers, les malades et les pauvres. Après le Concordat de 1801, elle tente avec quelques compagnes de faire revivre le monastère de la Visitation, mais en vain.

En 1804 Philippine apprend la fondation d'une nouvelle Congrégation: la Société du Sacré Coeur de Jésus et elle offre son monastère à la fondatrice, Madeleine-Sophie Barat; elle est prête à entrer dans la Congrégation. Peu après Mère Barat arrive à Ste Marie et accueille Philippine et ses compagnes comme novices dans la Société.

Après sa profession religieuse, en même temps que son désir de vie contemplative, un appel pour les missions, entendu dès l'adolescence, devient plus pressant. Dans une lettre à Mère Barat elle confie l'expérience spirituelle qu'elle vient de vivre au cours de la nuit d'adoration du Jeudi Saint devant l'Eucharistie; " Toute la nuit j'ai été dans le nouveau continent ... je portais partout mon trésor (le St Sacrement) ... J'avais bien à faire aussi avec tous mes sacrifices à offrir: une mère, des soeurs, des parents, une montagne ... Quand vous me direz "Voici que je vous envoie, je répondrai vite : je pars". Elle attendra encore 12 ans.

Une Française pionnière au Missouri !

En 1818 son rêve se réalise: elle part pour répondre à la demande de l'évêque de la Louisiane qui cherchait une congrégation éducatrice pour l'aider à annoncer l'Evangile aux Indiens et aux jeunes français de son diocèse.

MESSE D'INTRONISATION DES RELIQUES DE SAINTE ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE
ÉGLISE COLLÉGIALE SAINT-ANDRÉ
GRENOBLE, FRANCE

13 NOVEMBRE 2011

 SERMON :

 Loué soit Jésus-Christ, maintenant et toujours !

Venant en pèlerinage à Grenoble, sur les lieux sacrés à la mémoire de sainte Rose Philippine Duchesne, nos yeux s’ouvrent au mystère de l'amour du Christ qui est à l’œuvre dans nos âmes tous les jours. Le Christ appela sainte Rose Philippine à se donner à lui totalement, dans chaque fibre de son être, afin qu'elle pût apporter sa lumière et son amour à ses frères et sœurs, surtout aux enfants qu’elle enseigna et aux pauvres qu'elle aida. De son glorieux Cœur transpercé, le Christ répandit les sept dons du Saint Esprit dans le cœur de sainte Rose Philippine, de sorte qu’elle pût être, en tant que son épouse par la profession religieuse, le signe et l'instrument de son amour pur et désintéressé.

En réfléchissant sur sa vie dans le Christ, nous en venons à comprendre les paroles de saint Paul dans sa Deuxième Épître aux Corinthiens. S'adressant aux membres de l'Église à Corinthe, qui était venus à la vie dans le Christ par le ministère sacré de saint Paul, ce dernier déclare : « J’éprouve à votre égard une divine jalousie. Je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une vierge pure ». La grâce du Saint Esprit qui est entrée dans la vie de sainte Rose Philippine et qui vient dans notre vie à travers le ministère apostolique, marie l'Église avec le Christ, son seul et unique Epoux. La jalousie de saint Paul pour les membres de l'Eglise est la jalousie du Christ qui ne veut qu’aucun de ceux qui sont devenus un avec Lui par la foi et le baptême s'éloigne de Lui et, par conséquent, perde le don du salut éternel en Lui.

Conférence sur Sainte Rose-Philippine Duchesne,
donnée par S.E.R. le Cardinal Burke,
en la Cathédrale de Grenoble le 12 novembre 2011

 

SAINTE ROSE PHILIPPINE DUCHESNE :

LA PREMIÈRE ET LA NOUVELLE ÉVANGELISATION

 

Introduction

C'est pour moi une source de très profonde joie de venir à Grenoble, où Sainte Rose Philippine Duchesne est née, a été baptisée et a grandi jusqu'à l'âge adulte au sein de l'Eglise, et où elle a entendu et répondu à l'appel de la vie religieuse. Je suis particulièrement heureux de pouvoir installer demain une relique de première classe de sainte Rose Philippine dans la Collégiale Saint-André, l'église de son quartier, dans laquelle elle a fréquemment assisté à la messe et prié devant le tabernacle.

 

Un Rosaire vivant est célébré pour notre Pape François par les Paroissiens de la Collégiale Saint André
(ainsi qu'un autre Rosaire vivant pour notre évêque Monseigneur Guy de Kerimel).

Une feuille est affichée à l'entrée de la Collégiale, où chacun peut s'inscrire à cette dévotion.

Le Rosaire Vivant a été crée en France en 1826. Il a été fondé par Pauline Marie Jaricot.

Cette jeune Lyonnaise a vécu de 1799 à 1862. Née dans un milieu chrétien aisé, elle fait à 17 ans le vœu de pauvreté, et le voeu de se consacrer entièrement au service de Dieu tout en restant dans le monde. A 22 ans , elle lance l’oeuvre du Rosaire Vivant car elle sait que toute oeuvre chrétienne est fondée sur la prière. Elle organise alors des groupes de 15 personnes. Chaque personne s’engage à prier chaque jour une dizaine du Rosaire en méditant un Mystère.
Pauline conseille de composer chaque groupe par « du bon, du médiocre et quelques autres personnes qui n’ont que la bonne volonté ». Ainsi, sur les 15 morceaux de charbon réunis, « un seul est bien allumé, 3 ou 4 le sont à demi, et les autres pas. Rapprochez-les , c’est un brasier ! ».
En 1862, à la mort de Pauline, le Rosaire Vivant compte plus de 150 000 quinzaines (soit 2 250 000 inscrits). Avec beaucoup d’humilité, elle disait : « Je ne suis que la première allumette pour allumer le feu ».

À travers Le Rosaire Vivant on veut unir des cœurs par les mérites de Jésus et Marie pour obtenir la conversion des pécheurs, pour l’église, le maintien de la foi dans les pays chrétiens et l’extension de la foi dans le monde entier.

Dans la Lettre apostolique ‘Rosarium Virginis Mariae’ le Pape Jean Paul II écrit (le 16 octobre 2002) à l’épiscopat, au clergé et aux fidèles sur le rosaire : Le Rosaire, un trésor à redécouvrir. Chers frères et soeurs! Une prière aussi facile, et en même temps aussi riche, mérite vraiment d’être redécouverte par la communauté chrétienne. Je remets cette Lettre apostolique entre les mains sages de la Vierge Marie, m’inclinant spirituellement devant son image dans le splendide sanctuaire qui lui a été édifié par le bienheureux Bartolo Longo, apôtre du Rosaire. Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles il termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire: « Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l’enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel ».

 

Un Pater, trois Ave, un Gloria suivis de cette prière :

Prions pour notre Saint-Père le Pape François.

Que le Seigneur le garde, qu'il lui donne la vie, le rende heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis.

V. Tu es Pierre.

R. Et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise.

Prions.

Dieu éternel et tout-puissant, ayez pitié de votre serviteur notre Pape Benoît XVI, et, dans votre bonté, guidez-le dans la voie du salut éternel, en sorte que, par le don de votre grâce, il recherche ce qui lui plaît et l'accomplisse de tout son pouvoir. Par le Christ Notre-Seigneur. Amen.

Mater Ecclesiae, ora pro nobis

Sancte Petre, ora pro nobis

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