Commentaire liturgique

      Quoi d'étonnant que le visage de Jésus soit devenu comme le soleil, puisqu'il était lui-même le Soleil ? Il était le Soleil, mais dissimulé sous la nuée. Maintenant la nuée s'écarte, et il resplendit pour un instant. Quelle est cette nuée qui s'écarte ? Ce n'est pas la chair, mais la faiblesse de la chair qui disparaît un moment. C'est la nuée dont parle le prophète : « Voici que le Seigneur montera sur une légère nuée » (Is 19,1) ; nuée de la chair qui couvre la divinité, légère car elle ne porte aucun péché ; nuée qui dissimule la splendeur divine, légère car elle est assumée dans la splendeur éternelle ; nuée dont il est dit dans le Cantique : « Je me suis assise à l'ombre de celui que je désire » (Ct 2,3), légère car c'est la chair de l'Agneau qui enlève les péchés du monde. Ceux-ci enlevés, le monde est élevé dans les hauteurs des cieux, délesté du poids de tous ses péchés. Le Soleil voilé par cette chair n'est pas celui qui se lève pour les bons et les méchants, mais « le Soleil de justice » (Mal 3,20) qui se lève seulement pour ceux qui craignent Dieu. Revêtue de cette nuée de chair, aujourd'hui la lumière qui éclaire tout homme a resplendi. Aujourd'hui elle glorifie cette même chair, elle la montre déifiée aux apôtres pour que les apôtres la révèlent au monde.

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